Waïnot - Annaëlle Ponicoto Interview
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Annaëlle Challenge 2010 - Vu par Ponicoto

16 octobre 2010 par Waïnot

Interview de notre team rider Nicolas "Ponicoto" Marianelli suite à son retour de Bretagne, où il a participé à la seconde édition du Annaëlle Challenge

Comment s'est passé ton séjour en Bretagne?
Mon séjour en Bretagne s'est très bien déroulé. Je savais par avance, que les bretons étaient des mecs sympas, mais là, tout s'est confirmé. J'ai d'abord fait la connaissance du réunionnais Guillaume Sautron que je suis allé chercher à Bordeaux. On a tout de suite sympathisé, il en valait mieux ainsi car on a roulé près de 9 heures ensemble pour arriver en Bretagne. Sur place nous avons été accueillis par Yohann Renambot membre du Towa Hawk Surf Club où mon ami le compétiteur corse Antonin Ortoli avait déjà pris place. Grâce à cette hospitalité, nous avons tous logé chez Yohann durant ces 3 jours ! Un grand merci encore à Yo et sa p'tite tribu ! Le lendemain matin, après une (très) courte nuit, nous avons regagné l'ile aux bodyboardeurs aux aurores après une traversée d'une quinzaine de minutes en bateau. En contre bas, la célèbre Annaëlle cassait à sec et sa taille avoisinait les 2M50 voire plus sur certaines séries.

On sait que tu es un gros chargeur, mais comment tu as ressentis ces conditions sur ce spot radical?
Il ya toujours une première fois et comme souvent je ne me pose pas de question. Bien au contraire, je me souviens avoir traqué l'organisateur de l'évènement Gwen Renambot pour savoir quand est-ce que je pouvais regagner le peak en free surf avant que le contest ne soit lancé. Mais avant cela, il a fallu attendre que les séries soient tirées et que les règles de sécurités nous soient avisées. Une éternité pour un méditerranéen. Il m'était impossible de contenir mon excitation tant les vagues qui passaient étaient fat et parfaites ! Encore merci Gwen, d'avoir été patient avec moi. J'ai bien du être relou après coup ;)

Une 8ème place dans une liste de riders sélectionnés, c'est une bonne performance, qu'en penses- tu?
A la base, je ne suis pas un compétiteur. Je n'ai pas assez confiance à la régularité de mon surf pour pouvoir prétendre faire des résultats. En ce qui concerne ma 8ème place au Annaëlle Challenge je dirai « peut mieux faire » en éternel insatisfait que je suis. Mais comme m'a dit mon ami dernièrement, 8ème au classement final équivaut à un résultat de demi-finaliste. Et vu sous cet angle là, c'est vrai que cela valorise davantage mon classement. Je regrette toutefois, ne pas avoir eu de vague dans ma dernière série, mais il en était autant pour les quatre compétiteurs. Ca fait parti du jeu de la compétition même. Je suis ravi d'avoir évolué aux côtés de Benoit Cren, Mael L'Elgouach, Erwan Genre, Yann Salaun, Guyslain Vaginay et tous les autres.

Quel sont tes conclusions sur cette seconde édition du Annaelle Challenge ?
J'ai tant de chose à dire à ce niveau là !

D'une part, humainement. J'ai rencontré des personnes formidables que je ne connaissais pas auparavant. Guillaume Sautron qui nous a amené sa gaité, Gwen Renambot, qui a su rester patient, et toujours à notre écoute, Martin Wiezzer dont la gentillesse est égale à son niveau de surf : abusée, Yoann Renambot, qui le temps d'un long week-end nous a ouvert ses portes et nous a transmit sa bonne humeur. Les frères L'Elgouach aussi avec Maël qui fait parti du team Soyroll et que je rencontrais donc pour la première fois.

D'autre part, l'organisation sans faille du contest, avec il faut le dire un Gwen Renambot exemplaire, qui a eu le flair de lancer la compétition au bon moment. Les bénévoles aussi, qui ont toujours été disponibles. Je pense aux minots du club, Maël, François, Guillaume Mick, Pierre et Quentin qui on grave assurés avec l'ensemble des compétiteurs ! Alex et Julio qui nous ont eu le fardeau de faire les navettes « île - côte » avec leurs bateaux, les sauveteurs de la SNSM aussi, et Monsieur Allençon pour son investissement sur l'évènement.

Ensuite, parlons de la reine. C'est une vague taillée pour le bodyboard. Elle tient la taille et demeure très technique. D'ailleurs, les photos et vidéos qui vont arriver confirmeront mes propos. Objectivement, je pense qu'il y a de quoi se faire mal ici. La dalle n'est jamais trop recouverte lors des take off et l'îlot de rochers en face, ne permet pas les « tout droits ». Mais après tout c'est bien cela qu'on aime dans le boydyboard. Le format de cette compétiton adhère parfaitement avec l'image que je me suis faite de ce sport.

Pour finir, et ça me tient à coeur, j'aimerai envoyer un gros BIG UP à Davo qui pour des raisons professionnelles, n'a pas pu se dégager de ses fonctions. J'espère qu'on aura l'occasion de surfer prochainement ensemble mon pote !